Humm... Pour la définir de manière quelconque… C’est l’état de vivre de cette ville (en général valable pour toute l’Amérique Latine), un peu de désordre politique, les épidémies, la crise économique, toutes ces choses négatives à première vue mais qui d’une certaine manière te maintiennent éveillé et en mouvement. C’est ce qui est bon pour la création, pour ne pas s’ennuyer, pour garder les pieds sur Terre.
UN MAGAZINE ALLEMAND A RECEMMENT DECLARE QUE LE MEXIQUE ETAIT DE PLUS EN PLUS REPRESENTE SUR LE PLAN ARTISTIQUE. ES-TU D'ACCORD AVEC CETTE AFFIRMATION ? C’est possible pour plusieurs raisons. L’Europe aujourd’hui se tourne vers l’Amérique Latine et le Mexique en particulier. Peut-être que c’est un phénomène de mode, peut-être pas. De toute façon peu m’importe, je n’ai jamais fait mon travail pour qu’il paraisse exotique en Europe ou aux Etats-Unis, c’est probable que certains aient essayé de profiter de ce moment pour montrer leur « Latinalidad ». Ce n’est pas mon cas, j’ai toujours voulu être honnête avec ce que je faisais et je l’ai toujours fait sans me soucier des modes et des tendances.
QUEL EST TON FILM DE SANTO PREFERE ? Santo contre les Martiens.
TU AS TRAVAILLE AVEC LES LOST ACAPULCO, COMMENT S'EST PASSE CETTE COLLABORATION AVEC EUX ? J’ai commencé à travailler avec eux dès leur premier disque, c’était juste quand je m’installais à Mexico. C’est un peu par hasard que nous nous sommes connus et nous continuons à travailler ensembles depuis ce jour. C’est super de travailler avec eux. J’ai commencé à me faire un nom et maintenant ils me donnent simplement leurs disques pour que je leur propose un Artwork. Nous avons plus une relation d’amis, de ce fait avec « El Reverendo » (guitariste des Lost Acapulco) nous nous sommes associés depuis quelques années pour créer notre propre label Isotonic Records (http://www.isotonic.8m.com).
QUE VEUX-TU QUE LES GENS DISENT DE TOI DANS 40 ANS ? COMMENT QUALIFIE-TU TON ART ? En fait je m’en fous de ce que je serai dans 40 ans, j’essaie de bien m’éclater au présent et je n’essaie pas non plus de qualifier ce que je fais. J’essaie simplement de donner le meilleur de moi et d’être satisfait avec ce que je fais (même si parfois je me trouve un peu exigent).
PEUX-TU NOUS EN DIRE UN PEU PLUS SUR TES PROJETS D'ANIMATION, D'ILLUSTRATIONS ?Continuer à aller de l’avant avec Isotonic Records, en ce moment nous sortons notre troisième disque (Instro Latin-o-Rama) et nous avons pensé à deux nouvelles compilations (une Western Spaghetti et une autre Tiki) pour cette année. Je suis en train de préparer un livre sur mon travail sinon... Mais c’est encore quelque chose en projet et je ne préfère pas m’avancer trop la dessus. J’espère avoir plus de précisions sur ce projet avant la fin de l’année.
Tiré du fanzine ARCHIERPOINTCOM (et retranscrite ici avec leur accord, merci Raphael)
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Artwork retron typographies kitsch, animation Flash délirantes, publicité, illustrations, Dr. Alderete sait tout faire, et avec talent !Cet illustrateur né en Argentine nous raconte ses débuts, comment et pourquoi il a décidé de devenir ce qu'il est aujourd'hui. Dossier Lucha Libre oblige, il est également le créateur de nombreuses illustrations mettant en scène ces catcheurs, le tout arrosé de rock / garage, de cocktails et de tikis ! Kustom Kultures !!
DR. ALDERETE, PEUX-TU TE PRESENTER ? NOUS DIRE POURQUOI TU AS VOYAGE D'ARGENTINE JUSQU'AU MEXIQUE, ET AUJOURD'HUI EN ESPAGNE OU TU RESIDES ACTUELLEMENT ?En vérité, je suis retourné vivre au Mexique, je ne suis resté en Espagne qu'un an seulement. Ce n'était pas très compliqué, grâce à internet je pouvais envoyer mon travail de n'importe quel endroit du monde, c'est pourquoi ça m'a permis de bouger de bouger sans soucis.Je suis né en Argentine, et suis allé vivre au Mexique en 1998, ensuite en Espagne, et maintenant encore au Mexique. En Argentine, j'ai commencé par étudier le design en communication visuelle.
LA MUSIQUE SUR TON SITE INTERNET (RUBRIQUE "SHOP"), C'EST BIEN THE MARKETS : "OUT OF LIMITS" ? Oui, mais en réalité c'est une version de "Out of limits" de LOS VENTURES.
TU ES TRES POLYVALENT : TU ILLUSTRES, FAIS DES ANIMATIONS FLASHS, DE LA TYPOGRAPHIE... QUE PREFERES-TU PARMIS TOUTES CES ACTIVITES ? Un peu de tout, c'est vrai, seon le moment. C'est bien d'être toujours en mouvement et de rechercher de nouveaux défis. Chaque fois que je commence quelque chose, je ne m'imagine jamais le plaisir que j'aurais à faire toute une famille de typographies, mais en réalité ça me plait autant que de faire une illustration.
TU AS TRAVAILLE POUR BEAUCOUP DE GENS DIFFERENTS (ET PARFOIS SURPRENANTS), DES GROUPES DE ROCK, MTV, MUNDONICK, ZONASTE... COMMENT CHOISIS-TU TES PROJETS ? A la base, envers ce qui se présentait, je ne pouvais pas me montrer très exigeant. J'ai actuellement l'occasion de choisir et je le fais, et je crois que je choisis les projets dans lequels je peux m'amuser, m'impliquer, et croire surtout. J'essaie surtout d'être honnête avec mon travail.
PARLONS DES CHOSES QUI T'INSPIRENT. En général, la culture Pop m'inspire beaucoup, la culture Tiki, les films de SF des années 50, les films de catcheurs Mexicains, la culture Trash... Tout ce qui est particulier m'inspire déjà beaucoup : le lieu où je vis, les gens, les histoires quotidiennes et étranges que tu peux trouver dans cette ville. EST-CE QUE LA MUSIQUE T'INSPIRE AUSSI ? QUELS GROUPES ? J'aime beacoup la musique Surf, le Rockabilly, Psychobilly, la musique Lounge, le Rock'nRoll des 50's. Les groupes comme The Straightjackets, The Cramps, Lost Acapulso, Tiki Tones, The Meteors, Dick Dale, pour en nommer seulement certains. La Musique a toujours été une grande influence sur mon travail. (La suite demain)
Vu hier soir le film de ArnaudMichniak, APPELLE CA COMME TU VEUX, édité en DVD par MathieuCopelandet distribué par le label ICI D'AILLEURS. Une véritable petite secousse pour ma part. De celle dont on se remet lentement et qui change à jamais un petit quelque chose en vous. Un petit quelque chose qui commence déjà à tracer sa propre ligne de fuite.
Une première pensée juste après le visionnage de ce DVD : Ce film est le film que j'aurais dû avoir l'idée de faire. Ce film est à l'image de l'échec de mes tentatives de réaliser quelques 'courts' en vidéo. Ce film possède une vitalité que j'aurais aimé atteindre. Michniak a réussi presque du premier coup ce que je n'ai pas encore réussi (ou ne réussirais jamais, étant donné que je n'ai pas donné suite) : passer outre le jugement des autres, passer outre les conventions cinématographiques, traduire l'urgence de vivre et son désoeuvrement par des images montées faisant sens. Capturer la vie, la vraie. Comme lors de l'écoute des disques du même Michniak, comme lors de la lecture d'un bouquin de PhilippeMuray, ce film synthétise partiellement des choses que j'avais en tête, des non-dits, des impressions, des pressentiments. Et vous savez à quel point il est troublant d'entendre des gens dire des choses que vous aviez en tête depuis toujours mais que vous n'aviez jamais réussis à verbaliser.
Peut-être est-ce là le sens du mot "Oeuvre d'Art" ? Pétrir le chaos pour en faire surgir une forme, une pensée. Faire que cette forme révèle une vérité ordinairement hors de portée, confuse, codée.
En vue d'un article que je vais soumettre à la rédaction du quotidien Suisse LE COURRIER, j'ai décidé de mettre ici à plat quelques idées que je compte développer par la suite :
** Utilisation par l'auteur de l'outil vidéo, utilisation qui fait vraiment sens, qui colle à la peau des considérations sociales du film : une esthétique pauvre pour un film fait par des pauvres, parlant de la condition des pauvres (une démarche esthétique assez proche de ce que peux faire TERRENOIRE dans le milieu de l'édition). Faire un film social sans faire du "cinéma politique", du "cinéma engagé" tel qu'on se le figure habituellement, tel que les médias nous en façonnnent l'image.
** Forme brute de décoffrage : un discours tout juste articulé, une succession de plans à priori sans queue ni tête, un brouillage volontaire entre fiction et documentaire. Un propos et un montage d'une étonnante violence (violence que l'on pourrait qualifier de "pornographie du réel", une image du monde aussi absurde que l'image d'une queue pilonnant continûment un vagin). Pas de blabla inutile, pas de psychologie, de sociologie, juste un zest de théories, de pensées fugaces, des fragments de situations, des rencontres. Bref, presque une nouvelle forme de discours en soit.
** Propos ambitieux : évoquer le désoeuvrement des citoyens du monde occidental, la misère sociale des privilégiés, la perte de sens du monde, son incapacité à nous inspirer de nouvelles fictions. Ou alors sa capacité à transformer notre monde en une fiction totale ("La méthode la plus prudente et la plus efficace pour affronter le monde qui nous entoure est de considérer qu'il s'agit d'une fiction absolue" J.G. Ballard).
** Réussir à rendre presque acceptable cette idée post-moderne (si présente dans l'histoire de l'Art Contemporain") que me dérange tant : cette idée que "les catégories ne tiennent plus", que "l'histoire de l'art ne t'impressionne plus parce que tu as compris qu'elle était ce présent mort de catégories" (ArnaudMichniak)
Seul point négatif et non négligeable : Si le film atteint parfaitement son but dans sa première partie, si l'articulation des images y est particulièrement inspirée, frontale, pleine de sens, la seconde partie du film est tout de même bien moins intéressante. Largement en dessous de la première. Plus sage, moins urgente. Dommage. Finalement, APPELLE CA COMME TU VEUX vaut surtout pour sa première partie, une quarantaine de minutes qui défouraillent sec. Michniak explore une singulière "manière d'être au monde" (c'est ma définition préférée du cinéma : formuler des "manières d'être au monde"), à la fois terriblement pessimiste mais profondément vitaliste. Bref, ce qu'on appelle plus communément l'énergie du désespoir !
"Parcequ'il faut revenir vers la vie, car c'est la vie qui est en voie de disparition (...) la puissance créatrice sommeille partout tandis que l'art n'est qu'une classification supplémentaire" (ArnaudMichniak)
Y'a pas, ce film vaut vraiment le détour. Dispo (entre autre) ICI.
Après m'être bouffé en moins de deux semaines les 3 premières saisons de THE SHIELD, j'ai été pris ces derniers jours d'une boulimie de pelloche. Investir son temps dans une série ne va jamais sans mauvaise conscience. Dans mon rapport aux images, ma culpabilité est celle du garçon qui passe une partie de son temps à regarder des "produits télévisuels" (sur internet, j'entends, ne parlons même pas d'allumer sa télé) sachant qu'au même moment il pourrait être en train de regarder des choses bien meilleures : Des films. Des bons. La qualité des séries produites depuis 4/5 ans tempèrent un peu cette sensation, malgré tout elle ne disparait jamais complètement. Pour cette période post-THE SHIELD, je n'ai pour la première fois pas eu trop besoin de me poser la question, ce "désir de films" s'est manifesté tout seul.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - ESCAPE FROM NEW YORK - John Carpenter (1981)
JOURNAL D'UN CURE DE CAMPAGNE - Robert Bresson (1951)
Par la même occasion, redécouverte de films que je n'avais revu depuis leur sortie (1992 & 1996). Le point commun de ces deux films : leur utilisation excessive d'effets spéciaux numériques alors encore au stade expérimental et d'une laideur véritablement repoussante. A vous en gâcher le film. C'est intéressant de voir à quel point en 10/15 ans, nos yeux ne sont habitués petit à petit à l'accroissement de la qualité des effets spéciaux (avec comme apogée, les images numériques des FILS DE L'HOMME, d'un naturel confondant), à tel point que lorsqu'on revient en arrière, on s'apperçois qu'on ne s'est même pas rendu compte du glissement. Les films des 90's sont probablement ceux qui vieilliront le plus mal.
Reçu cette semaine les posters de TYLER STOUT que j'ai commandé le mois dernier sur son site. Pour ceux qui ont vus notre expo "SOUS LE SIGNE DU B", vous vous souvenez sûrement de l'affiche "THE ALAMO" que Tyler a réalisé en 2006 pour un festival organisé par le cinéma Texan THE ALAMO DRAFTHOUSE.
A ce moment là j'étais persuadé qu'une grande partie de ses réalisations étaient sold out depuis un bail... Puis en visitant son site, je me suis aperçu que les plus belles de ses affiches étaient encore disponibles. Je me suis donc empressé d'en commander une série afin d'alimenter ma collection personnelle, donc une prochaine exposition.
Le mannequin sur ces photos n'est autre que Jorge, mon petit cousin Mexicain en vacances chez nous cet été. Gracias por tu ayuda Jorgito !
Bon, finalement, j'ai pas eu le cadeau sacrificiel que je voulais, mais j'ai quand même eu un magnifique cadeau : un livre nommé EL FUTURO MAS ACA : CINE MEXICANO DE CIENCIA FICCION, retraçant comme son titre l'indique plus de 70 ans de production SF Mexicaine ! Une ouvrage bilingue (Anglais/Espagnol) bourré de textes, d'études et de photos d'exploitation. Une sacrée mine d'or ! Merci à vous, Pola, Patricia et Alfredo.
LE CHIFFRE DE LA BÊTE ! Aujourd'hui, le 07/07/2007, j'ai 33 ans. Qu'est-ce que je voudrais comme cadeau ? Hummmm... Qu'on m'apporte la tête de CAUET sur un plateau, tiens !
Tristan aka DER KOMMISSAR s'est enfin décidé à s'offrir un espace sur le net pour parler de ses créations graphiques, musicales et littéraires. Il s'est décidé pour la forme "Blog", et en profite pour nous annoncer la sortie de son dernier ouvrage sérigraphié :
10 TRACKS, un receuil d'illustrations de chansons qui comptent pour lui, sérigraphié avec de l'encre phosphorescente sur du papier noir (un livre à lire dans le noir avec une lampe torche, donc).
Décidemment, JORGE ALDERETE ne chôme pas et n'a pas finit de nous surprendre ! En effet, j'apprend par mail juste à l'instant qu'il vient de créer la première marque Mexicaine de jouets "pour adultes" (on s'entend, hein) en association avec un "designer industriel" de la capitale : PLAN B !
Vu le premier sample, autant dire qu'on attend la suite avec la plus grande impatience !
Plan B // 100% Mexican Urban Toys The passion and initiative of two men who love toys made them join up to create the first Mexican vinyl toy production company. Industrial designer Andrés Amaya and, illustrator / designer Dr. Alderete, launch Plan B this July.
In a time when many dream of producing their toys abroad, these designers lay their bets on local production. Plan B, design, produce and manufacture in Mexico. They knew form a start that things would not be asy. Finding people who would guarantee quality, time and compromise; solving all the draw backs that production involve in a craft that is rarer in this country day by day; convincing small producer that this is possible and that ther is a market for it out there, almost making them as excited about the idea as the consumers. Many, many sessions of trial and error, unending, headaches, and an almost infantile enthusiasm, Plan B sees the light of day after several months of hard work.
On this first stage the designs will come from Amaya and Alderete, but we are sure we will have the work of other designers and illustrators in the near future, thus promoting and supporting toy production in Mexico as well as local design.
With Argenti-Mexican heart and soul, this proyect takes off on July, with the launch of its first toy, Dead Dog (PerroMuerto), designed by Dr. Alderete, followed by Cristos & Santos by Andrés Amaya reflecting life in Mexico and salvaging cultural elements such as religion and death, setting them appart from stereotyes and with 100% personal designs.
With the firm conviction that all dreams are possible, and knowing that if you fail once you can always try Plan B, the first 100% mexican vinyl production company is born.
Andrés Amaya Born in Mexico City, he studied Industrial Design at the Universidad Iberoamericana, where he teaches since 1996. He studied a Design Master at the Domus Academy in Milán, Italy. He opens Bala Studio in 2000, to develop various projects involving furniture design, and the design of accesories and other products. www.balastudio.com
Dr. Alderete Born in the Patagonia, Argentina. Studied Desig in Visual Communication at the Facultad de Bellas Artes. He is an illustrator whose work is well known in Mexico and world wide. His work has been published in various specialized antologies such as: Illustration Now (Taschen); Illusive, Pictoplasma, Los Logos, Dos Logos, Latino, Play Loud, (Die Gestalten Verlag); Place (Actar); Tatto Icon 3 (Victionary). He is owner and co-founder of the Isotonic Records label. In 2006 with three other business partners he opened KONG design store and gallery.