De retour du Chili, JORGE ALDERETE nous fait parvenir quelques photos de l'exposition qui lui a été consacrée là-bas au festival de graphic design LATIN LOVER.








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vendredi 10 juillet 2009ALDERETE AU CHILIDe retour du Chili, JORGE ALDERETE nous fait parvenir quelques photos de l'exposition qui lui a été consacrée là-bas au festival de graphic design LATIN LOVER. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
dimanche 5 juillet 2009LOCAS "ELLES NE PENSENT QU'À ÇA"LOCAS "ELLES NE PENSENT QU'À ÇA" Après deux tomes volumineux édités chez Seuil BD, c'est à Delcourt de reprendre le relais de la publication de l'intégrale de la série Locas de Jaime Hernandez en nous proposant ici quarante trois nouveaux chapitres issus des plus récentes aventures de Maggie et Hopey. Cette édition francophone compile ainsi deux albums ("Locas In Love" et "Dicks and Deedees") sortis en 2000 et 2003 aux États-Unis chez Fantagraphic.
"Elles ne pensent qu'à ça" s'ouvre d'abord sur une trentaine de pages en couleurs, comme s'il s'agissait de nous rappeler que la force de Locas, c'est d'abord son noir et blanc franc du collier, l'épaisseur de ses traits que la couleur semble ici aténuer. Passé ces quelques pages qui sembleront un peu étrangères au fidèle lecteur de la série, l'album nous révèle ensuite un Jaime Hernandez (réputé être le meilleur dessinateur au côté de ses trois frères) de plus en plus maitre de la composition de ses dessins. Si sa technique s'est une fois de plus améliorée, force est de constater qu'elle s'est également un peu "académisée". Adieu ces images puissantes qui semblaient sculptées dans des blocs d'encre noire, ces impressionnantes pleines pages qui ouvraient originellement chaque chapitre, et surtout l'esprit "Punk Rock" qui en suintait. La scène Punk Californienne des années 80 (la toile de fonds des premiers chapitres) étant désormais du passé, une vieille carte postale que l'on regarde avec nostalgie, le Locas contemporain semble curieusement privé du grain de folie qui faisait son intérêt. Ces histoires n'en sont pas pour autant dénuées d'intérêt, mais disons, pour utiliser une métaphore Punk-Rock, que le Locas contemporain est au Locas des origines ce que la reformation des Buzzcocks est au Buzzcocks des premiers albums : un groupe pas dénué de qualité ni de classe, mais qui a naturellement perdu la fougue de ses jeunes années. Ce troisième volume de nos deux punkettes bi-sexuelles préférées n'est donc pas le meilleur moyen de rentrer dans la série, mais par contre un très bon moyen de faire durer le plaisir.(Chronique parue dans le supplément culturel du quotidien suisse LE COURRIER du 27 juin 2009) mercredi 1 juillet 2009JUXTAPOZ REMIX # 01JUXTAPOZ ART & CULTURE REMIX # 01 (Ankama / 619 label) Quand on parle d'Art contemporain, les premiers mots qui viennent le plus souvent à l'esprit sont ceux d'"installations", d'"art vidéo" ou encore de "concepts". Pourtant, en marge de ces pratiques artistiques désormais institutionnalisées, de nombreux artistes s'obstinent à penser que leurs pinceaux, leurs crayons ou leurs bombes de peintures ont encore leur place dans ce monde, des artistes pour qui les mots "représentation" ou "perspective" ont encore un sens.
Depuis sa création en 1994, la revue américaine Juxtapoz s'évertue à rendre hommage à ces résistants dont la travail a pu être qualifié d'Art Graphique, de "Néo-Pop Art" ou de "Pop Surrealism", sans chercher à faire la distinction entre les artistes issus de la scène Rock, du milieu du skateboard, du graffiti ou du graphisme. Au fil des années, cette revue est même devenue une référence incontournable. Pourtant, Juxtapoz continue d'être distribué au compte-goutte hors des États-Unis. Si des éditions françaises ou espagnoles ont été maintes et maintes fois annoncées, elles tardent encore à voir le jour.Ainsi, l'idée de réaliser un livre en français qui compilerait les meilleurs articles récemment publiés était loin d'être absurde. Sans surprise, c'est le label 619 (sous-label d'Ankama éditions dédié aux "cultures urbaines") qui s'y colle et qui nous gratifie d'un magifique ouvrage au format horizontal et à la couverture cartonnée. Tout au long de ces 150 pages, nous y retrouvons la crème de la crème de la scène Étasunienne (c'est peut-être d'ailleurs là sa limite) à travers une formule désormais rodée, mélangeant interview de l'artiste et portfolio. Au sommaire : Tim Biskup et Gary Baseman et leur univers cartoonesque inquiétant, l'incontournable Mark Ryden, chef de file du mouvement Lowbrow (dont l'influence est aujourd'hui telle qu'il est devenu le père involontaire de centaines de mauvais copieurs), Morning Breath et leur néo-Pop Art matiné de cartoon, mais aussi des photographes tels que Ryan McGinley ou encore l'acteur Dennis Hopper ! Au total, 26 artistes qui, s'ils sont loin d'être représentatifs de cette scène (dont l'unité tient plus de la géographie que de l'esthétique), offriront au lecteur non-anglophone ou sporadique de la revue un ticket de luxe pour rentrer une bonne fois pour toute dans cet univers. Pour les habitués du magazine original, le voyage risque en revanche d'être un brin redondant. (Chronique parue dans le supplément culturel du quotidien suisse LE COURRIER du 27 juin 2009) lundi 29 juin 2009L'ATTRAPEUR D'IMAGESL'ATTRAPEUR D'IMAGES Alexandre Kha (Edtitions Tanibis) Si la bande dessinée et le cinéma étaient fâchés, voilà un album qui risquerait fort de les réconcilier. Avec L'Attrapeur d'Images, Alexandre Kha s'est attelé à un travail de titan, celui de rendre hommage à l'un des cinéastes les plus important, mais aussi les plus discret de la nouvelle vague. Comme s'il s'agissait de ne pas importuner l'homme public dans sa retraite-de-toujours, mais plutôt de saluer la trace que cet artisan a patiemment laissé dans l'histoire des images, Alexandre Kha décide dès le début de l'album de ne jamais nommer le cinéaste. Parsemant son récit de multiples références à son œuvre, le jeu de piste peux commencer... pour s'arrêter au bout de seulement quelques pages, tant la figure de Chris Marker hante le moindre recoin de ce livre. Chris Marker a toujours été beaucoup plus qu'un cinéaste. Parler de lui comme un essayiste dont les images auraient remplacés les mots serait probablement plus juste, même si sa pratique du cinéma et de la photo (mais aussi du multimédia et des installations vidéos) rendent caduque chacune de ces définitions. Saisir l'insaisissable, telle était la gageure de cet album. C'est avec une démarche à la fois humble et une connaissance très pointue de la vie-œuvre de Marker qu'Alexandre Kha parvient à en saisir le sens et la raison d'être. A Marker, il emprunte sa manière de s'arrêter sur un instant, une image, un indice, et d'en extraire un sens nouveau par l'unique force de la singularité de son regard. Le monde pour eux est un potentiel illimité d'images dont le mystère est à la portée de ceux qui trouveront la patience de déchiffrer les signes qui le constitue.L'Attrapeur d'Images, c'est un peu Alexandre Kha qui regarde Marker avec cette sensibilité que le cinéaste à développé en propre tout au long de sa carrière. A l'image des films de l'auteur, il mélange autobiographie, fiction, réflexion sur l'image pour accoucher d'une mise en abime jamais forcée, une œuvre à la fois surplombante et analytique, "généraliste" et pointue. Comme le savait Marker (et tous les grands hommes que l'on croise dans ce livre, Hitchcock, Tarkovski, Henry Langlois, Eisenstein), la fabrication des images implique une grande responsabilité. En reprenant à son compte les problèmes d'éthique liés à la représentation que l'on donne du monde, Alexandre Kha nous confie un secret (connu de tous mais perpétuellement oublié) sous la forme d'une bande dessinée. Probablement la meilleure jamais éditée par Tanibis. suisse LE COURRIER du 27 juin 2009) mardi 23 juin 2009JORGE ALDERETE = LATIN LOVERLa semaine prochaine, JORGE ALDERETE sera l'un des invité au festival international du design et des cultures visuelles contemporaines LATIN LOVER dans la ville de Santiago du Chili. Une expo lui sera consacree et une presentation de son dernier livre edite par nos soins est egalement au programme. Bon voyage Jorge, nous on se contentera des photos... 30 juin, 1, 2 y 3 de juillet au Centre Culturel d'Espagne, avenida Providencia 927, Providencia, Santiago de Chile. mercredi 17 juin 2009HEAVY ROTATIONS * JUIN 2009CHICO BUARQUE DE HOLANDA volume 3 * AGATHE MAX this silver string * BORAH BERGMAN TRIO eponyme * CHURCH OF MISERY houses of unholy * THIS IS ENGLAND soundtrack * IGGY POP the idiot * CRIME IN CHOIR gift givers
_____LIVRES DE CHEVET _____ LES HORREURS DE LA DÉMOCRATIE nicolás gómez dávila (éditions du rocher) * L'OBSOLESCENCE DE L'HOMME gunther anders (éditions ivrea) * TOUT LES ENFANTS SAUF UN philippe forest (le livre de poche) * L'ATTRAPEUR D'IMAGES alexandre kha (tanibis) _____EYESFOOD_____ SAUNA antti-jussi annila * THIS IS ENGLAND shane meadows * TWO LOVERS james gray * THEY LIVE ! john carpenter * TROPA DE ELITE josé padilha * CHASING AMY kevin smith _____SHITLIST_____ OBAMA * NEIGHBOURHOOD * CES PUTAINS DE "LIVRES NUMÉRIQUES" lundi 15 juin 2009dimanche 14 juin 2009BAD ASSES de MARK TODDJe suis tombé fou amoureux du dernier bouquin de Mark Todd (le mec qui avait écrit et dessiné avec son épouse - la talentueuse Esther Watson - WATCHA MEAN, WHAT'S A ZINE?, ce livre qui explique aux plus nunuches d'entre nous comment réaliser, éditer et distribuer un fanzine... BAD ASSES tient dans la main. C'est un petit bouquin d'une centaine de pages rempli dessins ayant pour thème les "Mauvais Culs" (les mauvais garçons, quoi ! mais aussi les mauvaises filles, of course), qu'ils soient acteurs, personnages de films, ou encore rockers (Johnny Cash, Darth Vader, Joan Jett, etc.), le tout découpé en trois chapitres. C'est sorti il y a déjà quelques mois chez BLUE Q, mais c'est évidemment encore largement disponible ! ![]() ![]()
vendredi 12 juin 2009TRIBUTE TO TWIN PEAKSMettre sur pieds le BLACK CAT BONES CAFÉ, c'est pour le moment superviser les travaux, acheter des fournitures, des meubles, faire de la peinture, acheter de la nourriture, tester différents types de cafés, discuter avec des représentants de boissons etc. Y'a des soirs où on rentre et où on se dit "Bordel, c'est quand qu'on s'occupe de l'Art ???". Heureusement, il nous faut quand même avancer sur la programmation des expos de 2009, et même quand on a pas trop le temps, il faut trouver quand même le temps. Le projet qui nous stimule le plus en ce moment est l'organisation de cette expo en hommage à l'une des plus grande série jamais diffusée à la télévision, j'ai nommé TWIN PEAKS (à l'occasion du 20ème anniversaire de sa diffusion). Nous avons déjà postés des "appels à contribution" sur quelques forums spécialisés, et pour le moment les retours sont plus qu'encourageants ! Quelques artistes que nous adorons nous ont déjà contactés d'eux-même, sans que nous ayons besoin de leur courir après, et pas mal de gens nous ont déjà proposés de tirer des sérigraphies pour l'occasion. Quelques photographes devraient aussi se joindre à la fête.
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